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Sénécultures

La tendresse explosive de Mati Diop

Par Jacques Mandelbaum /// Le Monde

D'après les applaudissements qui ont salué son film et les conversations qui suivirent dans les allées du Théâtre de la Criée, Mati Diop fut sans conteste la coqueluche (discrète et pudique, on n'est pas à Cannes) de cette vingt-quatrième édition du Festival international du documentaire de Marseille (FID). Le jury, présidé par la Finlandaise Eija Liisa Ahtila, a lui aussi été sensible au film que présentait cette jeune femme de 31 ans et lui a décerné, lundi 8 juillet, lors de la clôture du festival, le Grand prix de la compétition internationale.

Mille soleils mérite son nom. Il resplendit dans la nuit de Dakar, darde une sensibilité à fleur de peau, réchauffe le coeur. Des cinéphiles, des amoureux de l'Afrique, de tous ceux enfin qui veulent bien se laisser gagner par ses quarante-cinq minutes de grâce. Mille soleils est un hommage à un autre film, Touki Bouki, premier long-métrage réalisé en 1972 par le réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambéty, oncle paternel de Mati. Soit dit en passant, et selon l'humble avis de l'auteur de ces lignes, le plus grand cinéaste africain de tous les temps. La barque est donc bien chargée, et la nièce s'en tire en douceur.

MAGNIFIQUE COÏNCIDENCE

Parmi les sept films réalisés en trente ans de carrière par le bouillant Diop Mambéty, mort en 1998 à l'âge de 53 ans, Touki Bouki est sans doute le plus rageur, le plus impétueux, le plus fou.

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